Un peu, beaucoup, passionnément

Ça commence comme une caresse.
Imperceptible, amoureuse, enveloppante, confiante, tendre et chaleureuse.
Il m’aime vite, avant que je le lui dise, avant même que je le ressente.
Il ne me laisse pas le choix. Aucun.
Il dit qu’il n’a jamais rencontré quelqu’un comme moi.
Il ne peut pas vivre sans moi, il ne peut pas me quitter. Jamais.
Il sait qu’au fond de moi c’est ce que je ressens aussi,  je ne suis rien sans lui.
On est amoureux, et on rit.
Sa main se referme déjà sur mon bras, y laissant les traces de ses doigts.
Il soutient mon regard, sourit, je te fais peur, mais n’aie pas peur, je t’aime à la folie.
Je ne te ferai jamais de mal, ne m’en fais pas, ma douce, je t’aime comme personne ne pourra jamais t’aimer.
Pas un mot, pas un souffle ne s’échappe de ma bouche, oui je t’aime, moi aussi, tout pour qu’il lâche son étreinte, tu m’étouffes.
Il rit, je t’étouffe déjà ?

Il s’est fâché, une première fois, j’étais rentrée tard.
Ne me refais jamais ça. Je m’inquiète pour toi, tu sais.
Et sa main sur ma nuque, serrant fort, m’obligeant à baisser la tête.
Pardon mon amour, la prochaine fois, je te préviendrai.
Tu me rends dingue, tu sais.
Je sais. Les larmes coulent, doucement.
Calme-toi. Tu es à moi.
Oui, à toi.
La première volée, la tête qui cogne contre le mur, genou à terre, vaincue, relève-toi et excuse-toi.
Pardon mon amour, pardon.
Excuse-moi, tu es la femme de ma vie, je ne sais pas ce que je fais, excuse-moi.

La deuxième fois, l’œil au beurre noir derrière les lunettes noires.

Cacher. Se taire.
Je ne peux pas partir. Il me retrouverait.
Il est tout pour moi, même le pire, mais le pire, c’est mieux que le néant.
Personne ne voudrait de moi.
Lui, il est là pour moi.
Sa main sur mon cou, sa main sur mes seins, sa main qui me tient.
Les doigts qui me giflent, les doigts qui me griffent, les doigts qui emprisonnent.
Du bout des doigts il me retient. Je ne peux pas le quitter, je n’y arrive pas.
Sans lui, je ne suis rien.

Ça se termine comme un uppercut.
Précis, violent, direct et sans détour.
Il me hait.
Il ne me laisse pas le choix. Aucun.
Il dit qu’il n’a jamais rencontré quelqu’un comme moi.
Il ne peut pas vivre sans moi, je ne peux pas le quitter. Jamais.
Il sait qu’au fond de moi c’est ce que je ressens aussi,  je ne suis rien sans lui.
J’ai peur. Il rit.
Sa main se referme encore sur mon bras, y laissant les traces de ses doigts.
Il soutient mon regard, sourit, je te fais peur, tu peux avoir peur, je t’aime à la folie.
Je te ferai du mal si tu t’en vas, tu le sais, je te tuerai.
Pas un mot, pas un souffle ne s’échappe de ma bouche, ne me fais pas de mal.
Il m’étouffe. Lentement.

 

 

2 réflexions sur “Un peu, beaucoup, passionnément

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